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Arnaque au faux conseiller bancaire : comment ça marche… et comment ne pas se faire piéger !

Arnaque au faux conseiller bancaire : comment ça marche… et comment ne pas se faire piéger !

Chaque année, des milliers de Français sont victimes de l’arnaque au faux conseiller bancaire. En 2023, cette fraude a représenté plusieurs centaines de millions d’euros de préjudice selon la Banque de France. C’est pourquoi il est essentiel de comprendre comment ces escrocs opèrent pour mieux s’en protéger.

Comment ça marche ?

Le déroulé de l’arnaque au faux conseiller bancaire suit toujours un schéma précis :

  1. Prise de contact téléphonique. Vous recevez un appel d’un inconnu. Il se présente comme un conseiller de votre banque, de la Banque de France ou d’un organisme officiel.
  2. Création d’urgence. Il vous annonce une opération suspecte sur votre compte. Il insiste sur la nécessité d’agir immédiatement pour protéger vos fonds.
  3. Demande d’informations sensibles. Il vous demande vos coordonnées bancaires, votre code confidentiel ou les codes reçus par SMS. Il peut aussi vous demander d’installer une application de prise en main à distance.
  4. Validation de virements frauduleux. Sous prétexte de « sécuriser » vos fonds, il vous guide pour effectuer des virements vers un compte « sûr ». Ce compte lui appartient en réalité.
  5. Disparition immédiate. Une fois les fonds transférés, le faux conseiller ne répond plus. L’argent est perdu.

Les signes qui doivent vous alerter

  • Un appel non sollicité de votre banque. Votre banque ne vous appellera jamais pour vous demander votre code PIN ou un code SMS reçu sur votre téléphone.
  • Un ton urgent ou alarmiste. Les escrocs jouent sur la peur. Ainsi, ils vous pressent d’agir sans réfléchir. Méfiez-vous de toute pression temporelle.
  • Une demande de code de validation. Aucun conseiller bancaire légitime ne vous demandera un code reçu par SMS. Ce code ne doit être communiqué à personne.
  • Une invitation à installer un logiciel. Si l’interlocuteur vous demande d’installer une application (AnyDesk, TeamViewer…), raccrochez immédiatement.
  • Un numéro qui s’affiche comme celui de votre banque. Les fraudeurs utilisent des techniques de « spoofing » pour usurper les numéros officiels. Un numéro affiché ne garantit pas l’identité de l’appelant.
  • Une demande de virement vers un « compte sécurisé ». Cette expression n’existe pas dans le jargon bancaire réel. C’est un signal d’arnaque au faux conseiller bancaire évident.

Comment vous protéger ?

  • Ne communiquez jamais vos codes. Votre banque ne vous demandera jamais votre mot de passe, votre code PIN ou un code SMS reçu.
  • Raccrochez et rappelez votre banque. En cas de doute, raccrochez. Composez ensuite le numéro officiel de votre banque, trouvé sur son site ou votre carte. Ne rappelez jamais sur le numéro qui vous a contacté.
  • Prenez le temps de réfléchir. Un vrai conseiller comprendra votre prudence. Par conséquent, méfiez-vous de celui qui insiste pour que vous agissiez vite.
  • Ne validez aucune opération sous pression. Si vous n’avez pas initié une opération, ne la validez pas, même si l’interlocuteur vous y incite fortement.
  • N’installez aucun logiciel à distance. Refusez toute demande d’accès à votre ordinateur ou votre téléphone, quelle qu’en soit la justification.
  • Informez votre entourage. Les personnes âgées sont particulièrement ciblées. Parlez-en autour de vous pour prévenir d’autres victimes.

Vous avez cliqué ou saisi vos informations ? Voici quoi faire

  • Faites opposition sur votre carte bancaire immédiatement. Appelez le numéro interbancaire d’opposition : 0 892 705 705 (disponible 7j/7, 24h/24).
  • Contactez votre banque directement. Signalez la fraude à votre conseiller et demandez le blocage de vos comptes si nécessaire.
  • Signalez le numéro frauduleux. Si vous avez reçu un SMS frauduleux, transférez-le au 33700.
  • Signalez un email frauduleux. Rendez-vous sur signal-spam.fr pour signaler tout message électronique suspect.
  • Consultez Cybermalveillance. Le site cybermalveillance.gouv.fr vous guide étape par étape selon votre situation.
  • Déposez plainte. Rendez-vous dans un commissariat ou une gendarmerie. Vous pouvez aussi déposer plainte en ligne sur service-public.fr. Conservez tous les justificatifs (relevés, captures d’écran, numéros appelants).

Quelles infractions peuvent être retenues contre les escrocs ?

  • Escroquerie (art. 313-1 du Code pénal) : jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 375 000 € d’amende. En cas de circonstances aggravantes (vulnérabilité de la victime, bande organisée), les peines peuvent atteindre 7 à 10 ans.
  • Usurpation d’identité (art. 434-23 du Code pénal) : jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende.
  • Accès frauduleux à un système informatique (art. 323-1 du Code pénal) : jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende, notamment si un logiciel de prise en main à distance a été utilisé.
  • Blanchiment de capitaux (art. 324-1 du Code pénal) : jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 375 000 € d’amende pour les complices qui servent de « mules » financières.

Conclusion

La règle d’or est simple : votre banque ne vous demandera jamais de valider une opération par téléphone, ni de lui communiquer un code reçu par SMS. En cas de doute, raccrochez et appelez vous-même votre conseiller. Partagez cet article autour de vous : informer, c’est déjà protéger. Pour aller plus loin, consultez cybermalveillance.gouv.fr.

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